La statue de Lucian Blaga (1895-1961), située en face du Théâtre National de Cluj Napoca, le théâtre qui porte son nom, a été inaugurée en 1986. Le monument est l’œuvre du sculpteur Romulus Ladea et a été placé près de la statue de Mihai Eminescu, ayant la même hauteur. Lucian Blaga est une figure remarquable de l’espacetransylvain du XXe siècle, étant poète, dramaturge, philosophe, diplomate, professeur et académicien de l’Université de Cluj.
Statue de Mihai Eminescu
La statue dédiée au poète national de la Roumanie a été érigée en 1976 en face du Théâtre National de Cluj-Napoca. Le monument appartient au sculpteur Ovidiu Maitec et a été suivi dix ans plus tard,lors du dévoilement de la statue de Lucian Blaga, située à côté, de deux statues qui encadrent les marches du théâtre. La personnalité de Mihai Eminescu (1850-1889) a été complexe, remarquable à travers la poésie, prose, théâtre et journalisme.
Obélisque de Caroline
À partir du XVIIIe siècle, la Transylvanie est tombée sous la juridiction de l’empire des Habsbourgs. En 1817, la famille impériale, François Ier et l’impératrice Caroline, visite la ville situé sur les rives du Someș Mic. L’obélisque portant le nom de la reine a été érigé sur la place principale de la ville – aujourd’hui la Place Unirii – pour commémorer cette visite. Sur l’obélisque d’une hauteur de 10 m, nous trouvons des bas-reliefs représentant les armoiries de Cluj médiévale, l’entrée de la famille impériale sur la porte principale de la ville, la visite de diverses institutions et une inscription latine attestant la visite. Ces bas-reliefs ont été réalisés par le sculpteur viennois Iosef Klieber.
Dans la partie supérieure de l’obélisque, vous pouvez voir le bas-relief avec le portrait des membres de la famille royale, l’ange portant les effigies dans une couronne de laurier et les quatre aigles de pierre tenant dans leur bec des lauriers en fer forgé, ce dernier étant réalisé par Anton Csuros et Samuel Nagy de Cluj. L’obélisque a été achevé avec le soutien financier du procureur Imre Topler. Le monument est situé depuis 1898 dans la Place du Musée, qui était la place principale de la ville de l’époque romaine jusqu’au XIVème siècle.
Le monument des Mémorandistes
Au Moyen Âge, les roumaines de la Transylvanie, bien qu’ils soient majoritaires, ils ne bénéficient pas des droits corresponds. À la fin du XIXe siècle, en 1892, les principales personnalités des Roumains de la Transylvanie rédigent un mémorandum adressé à la cour impériale de Vienne. Par ce mémorandum, ils ont demandé les droits fondamentaux pour la communauté roumaine. Une délégation roumaine a tenté, sans succès, d’obtenir une audience avec l’empereur François-Joseph pour présenter leurs mémorial.
En 1894, les autorités ont intenté une action en justice contre les Mémorandistes qui a eu lieu à Cluj, dans la salle Reduta, qui se trouve aujourd’hui dans le bâtiment du Musée Ethnographique de la Transylvanie. Ils ont été condamnés à la prison et l’activité du Parti National Roumain a été interdite. Suite à l’intervention diplomatique du roi de Roumanie, Carol I de Hohenzollern-Sigmaringen, les autorités ont gracié les condamnés.
Les autorités locales de Cluj-Napoca ont décidé d’honorer la mémoire de ceux qui représentaient la communauté roumaine de l’époque à l’occasion du 100e anniversaire du procès en plaçant un monument. Construit en 1994 sur le boulevard Eroilor, près du siège historique de la mairie de Cluj-Napoca, le monument est l’œuvre du sculpteur Eugen Paul, d’une hauteur d’environ 18 mètres et a inscrit sur le piédestal les mots du chef du mouvement mémorandiste, le docteur Ioan Ratiu: “L’existence d’un peuple ne se discutent pas, on s’affirment!”.
La statue Lupa Capitolina
La statue de Lupa Capitolina est l’un des symboles de la capitale de la République Italienne, la ville de Rome, qui représente les fondateurs mythologiques de cette ville. Après la reconnaissance de l’État national unitaire roumain par le traité de Versailles, en 1921, l’État italien donne deux exemplaires de cette statue: un pour la ville de Chișinău et l’autre pour la ville de Cluj. Pendant l’administration hortiste de Cluj, qui a suivi après le Diktat de Vienne, la statue a été déplacée à Sibiu, retournant à Cluj après la Seconde Guerre Mondiale.
En 1967, à la proposition du professeur universitaire Constantin Daicoviciu, on fut placé devant le siège de l’Université “Babeş-Bolyai”, en 1973 on retourna dans la Place Unirii et après avoir été restauré par le Musée National d’Histoire de la Transylvanie, a été placé dans l’Avenue Eroilor. La sculpture est en bronze et sur le socle apparaît l’inscription en latin: “Alla Citta de Clvj, Roma madre, MCMXXI”.
La statue de Baba Novac
Baba Novac, l’un des principaux commandants de Mihai Viteazul, a été exécuté sur la place centrale de Cluj. Son corps empalé a été exposé publiquement près du mur de la forteresse de Cluj, à l’endroit où se trouve aujourd’hui la Tour des Tailleurs et qui, à l’époque, était l’une des portes d’entrée de la ville. Après la victoire à Gurăslău (3 août 1601) Mihai Viteazul a arboré un drapeau dans cet endroit, en l’honneur de son commandant. Dans l’entre-deux-guerres, en 1936 un crucifix a été érigé à cet endroit, et depuis 1975, on trouve une statue de Baba Novac, œuvre du sculpteur Virgil Fulicea.
Le groupe statuaire l’École Transylvanienne
Le principal mouvement roumaines des Lumières a été promu en Transylvanie par l’Église Roumaine Unie avec Rome et a été appelé l’École Transylvanienne. Ce mouvement a soutenu l’origine latine du peuple roumain et la latinité de la langue roumaine. Les personnalités les plus importantes de ce mouvement ont été Samuil Micu, Gheorghe Şincai et Petru Maior.
Un monument dédié aux ces trois personnalités a été placé en 1973 devant le siège de l’Université “Babeş-Bolyai”, dans la rue Mihail Kogălniceanu. Le monument a été réalisé en bronze par le sculpteur Romulus Ladea, les trois personnalités représentées dans des dimensions proches des celles naturelles étant placées sur un socle pavé de travertin.
La statue de Saint George
En 1373, les artisans de Cluj réalisèrent, à la demande de l’empereur Charles IV ème, une représentation de Saint George tuant le dragon. Cette statue est située dans le centre ville de Prague. Au début du XXe siècle, la municipalité de Cluj a décidé de faire une copie de cette statue.
Actuellement, ce monument équestre est situé dans la rue Mihail Kogălniceanu, en face de la cathédrale réformée-calviniste, et sur son piédestal se trouve l’inscription en latin: A.D. MCCCLXXIII HOC OPUS IMAGIS S. GEORGII PER MARTINUM ET GEORGIUM DE CLUSSENBERCH CONFLATUM EST (dans une traduction approximative, «L’année du Seigneur 1373 Cette œuvre représente Saint George et est faite par Martin et George de Cluj»).
La statue de Michel le Brave
Le monument équestre est situé au centre du municipe Cluj-Napoca, dans le marché qui porte son nom. Michel le Brave a régné entre 1593-1601 et il est le prince roumain qui a réalisé pour la première fois l’unité politique des principautés Valachie, Moldavie et Transylvanie. Les derniers moments de sa vie sont liés à Cluj. Il a été assassiné àCâmpia Turzii.
Le monument a été fait par le sculpteur Marius Butunoiu, qui avait réalisé ce projet pour être situé à Alba Iulia,étant ensuite choisi emplacement actuel. Il est décoré avec des bas-reliefs représentant les batailles du Prince avec l’Empire Ottoman et la représentation héraldique du nouvel Etat -Les trois drapeaux réunis dans le même blason.
Sur le socle est écrit le texte ,,Mihai Viteazul -1593-1601, Domnul Ţării Româneşti, al Ardealului şi a toată Ţara Moldovei”. (« Michel le Brave -1593-1601-, prince de Valachie, de la Transylvanie et de la Moldavie ».
La statue d’Avram Iancu
En 1995, dans l’espace entre le Théâtre National Lucian Blaga et la cathédrale orthodoxe, la municipalité a placé l’œuvre du sculpteur Ilie Berindei représentant Avram Iancu. Avram Iancu (1824-1872) était le chef de la révolution roumaine de 1848 en Transylvanie, réussissant à résister aux attaques de Lajos Kossuth, le chef des troupes révolutionnaires hongroises.
La statue a été faite en bronze, sur un socle de blocs de pierre, au milieu d’un puits artésien. Le piédestal est entouré d’un ensemble statuaire qui symbolise trois femmes avec tulnique – des femmes des montagnes Apuseni qui utilisaient un outil populaire pour transmettre des messages entre les villages des montagnes.










